Publié le 03/08/2026
Mise à jour le 18/08/2026
Des étudiants de l’ESIEA décrochent la 2e place du hackathon UK AI Agent
À l’Imperial College London, Romain Blanchot et son équipe ont relevé un défi de taille : concevoir une solution d’intelligence artificielle en un temps record. Leur travail autour de la LegalTech leur permet de terminer à la 2e place du UK AI Agent Hackathon EP5, parmi 60 équipes.

Une expérience internationale au cœur de l’IA agentique
Du 28 juin au 4 juillet 2026, l’Imperial College London accueillait le UK AI Agent Hackathon EP5 × Conduct, un événement consacré au développement d’agents d’intelligence artificielle. Organisé notamment par Imperial AI Society, Imperial Blockchain & FinTech Society et UK AI Agents Lab, le hackathon réunissait des participants autour d’ateliers, de sessions de mentorat, de temps de travail collectif et d’un Demo Day.
Étudiant à l’ESIEA, Romain Blanchot a participé à l’événement avec Thomas Letellier et Max Lucas. L’objectif : apprendre, expérimenter et surtout transformer rapidement une idée en produit fonctionnel.
48 heures pour construire, tester et présenter
L’expérience a pris une dimension particulièrement intensive lorsque l’équipe a décidé de pousser le format encore plus loin. Plutôt que de se concentrer sur un seul projet, les trois coéquipiers ont choisi d’en développer cinq en 48 heures, avec cinq problématiques différentes et cinq produits à transformer en démonstrations.
Cette approche impose une organisation rigoureuse : comprendre rapidement un besoin, définir une proposition de valeur, développer un prototype, tester son fonctionnement puis être capable de présenter clairement le résultat. Dans un hackathon, la maîtrise technique ne suffit donc pas : il faut aussi savoir prendre des décisions rapidement, travailler en équipe et adapter son projet au fil des retours.


Un projet d’agent IA pour la LegalTech
Parmi les différents projets développés, c’est finalement une solution dédiée au secteur juridique qui permet à l’équipe de se distinguer. Le projet s’attaque à une problématique appelée « repapering » : lorsqu’une réglementation ou un taux de référence évolue, les cabinets d’avocats et les équipes juridiques doivent identifier les contrats concernés et mettre à jour les clauses correspondantes.

L’agent d’intelligence artificielle imaginé par l’équipe automatise une partie de ce travail. Il identifie les clauses susceptibles d’être affectées, propose une version actualisée des documents puis laisse le professionnel du droit contrôler, valider et transmettre les modifications. L’enjeu n’est donc pas de remplacer l’expertise du juriste, mais de réduire les tâches répétitives afin de lui permettre de se concentrer sur l’analyse et la décision.

Une 2e place parmi 60 équipes
À l’issue des présentations, le projet de Romain Blanchot et de ses coéquipiers décroche la 2e place du UK AI Agent Hackathon EP5, sur 60 équipes participantes. Une reconnaissance qui récompense à la fois la pertinence du problème traité, la solution proposée et la capacité de l’équipe à transformer rapidement son idée en démonstration concrète.
Cette performance s’accompagne d’un prix de 2 300 euros et d’une invitation à présenter le projet lors d’un événement organisé au Parlement britannique en septembre. Une nouvelle étape qui permettra à l’équipe de poursuivre la présentation de son travail auprès d’acteurs de l’écosystème technologique et entrepreneurial.
Une expérience qui illustre l’esprit d’innovation de l’ESIEA
Au-delà du classement, cette participation illustre l’intérêt des expériences de terrain pour les étudiants en école d’ingénieurs. Un hackathon confronte les connaissances techniques à des contraintes concrètes : temps limité, travail en équipe, choix technologiques, compréhension d’un besoin et capacité à présenter une solution à un public extérieur.
Pour Romain Blanchot, cette expérience internationale a également permis de se confronter à un écosystème particulièrement dynamique autour des agents IA, au contact d’étudiants, de développeurs, d’entrepreneurs et d’acteurs technologiques internationaux.


Vous pouvez également lire