Thématique 
International 
Date
29 septembre 2014

À l’ESIEA, chaque étudiant doit effectuer un séjour à l’étranger. Lucas a prolongé un intérêt pour la robotique déjà affirmé dans l’association DTRE, et a signé une convention avec un enseignant-chercheur de la Catholic University of America.

catholic-university-americaUn stage à l’étranger de 3è année sous le signe de l’ingénierie morphogénétique

Lors de ce stage de près de trois mois à temps plein au sein de la Catholic University of America à Washington, tout un pan de la recherche scientifique s’est ouvert à lui : l’ingénierie morphogénétique. Sous ce nom compliqué se cache en réalité une idée plutôt simple, puisqu’il s’agit de s’inspirer de la nature pour créer des systèmes intelligents. Cette vie artificielle peut par exemple prendre le modèle d’une fourmilière, dans laquelle le comportement d’une fourmi ne représente pas celui de toute la fourmilière. Le jeune Esiearque a ainsi travaillé sur la robotique en essaim, où des petits robots obéissant chacun à des règles simples s’auto-organisent sans unité centrale de coordination.

« Mes compétences étaient complémentaires de celles des deux étudiants américains avec lesquels j’ai travaillé, raconte Lucas. Ils avaient une formation de génie mécanique, et avaient déjà réalisé un premier prototype. Nous avons travaillé ensemble l’aspect électronique, et je me suis occupé seul de la partie logicielle. Mes premiers objectifs étaient d’implémenter les fonctions principales du robot : lui apprendre à rouler, à détecter ses voisins, à communiquer avec eux, etc. ».

Des rencontres chaleureuses et gratifiantes

Mais le fonctionnement d’un système complexe est, par définition, difficile à prévoir… La tâche lui a donc été confiée de développer un simulateur sur-mesure pour anticiper le résultat des interactions d’une multitude de robots. Il a pu mener cette tâche à bien en se basant sur des connaissances vues en TP d’informatique et en mathématiques. Il a également eu la chance d’accompagner son responsable de stage à une conférence scientifique internationale à New York. Pendant quelques jours, ils y ont présenté le projet à des chercheurs de tous pays, avec lesquels il a pu échanger directement.

De retour sur le campus de Paris pour sa rentrée en 4e année SI, Lucas est enthousiaste : « Toute cette expérience a été formatrice et très complète. Mes compétences en développement informatique, algorithmique, électronique ont pu être mises en pratique ainsi que les compétences de travail en équipe et de présentation en public apprises dans le cadre de la formation humaine à l’ESIEA ». Plus largement, le voyage dans une autre culture lui a permis de mieux comprendre les États-Unis, et de s’y faire des amis qu’il a hâte d’accueillir en France : « Je veux leur présenter à mon tour notre culture, nos boulangeries… et nos caves à vin ! »