Thématique 
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Date
10 octobre 2015

Magalie PERON est diplômée 2015 de l’ESIEA et jeune ingénieure chez Sopra Steria. Elle revient sur son parcours à l’ESIEA, depuis son arrivée sur le campus de Laval après un bac S. Et surtout, sur son stage de 5 mois dans le domaine de la réalité virtuelle !

Pour Magalie Peron, la réalité virtuelle n’a rien de théorique ! Elle a choisi de mettre cette technologie au cœur de son projet professionnel, en suivant un parcours à la carte alliant projets, stage technique et désormais, Majeure et Mineure dans ce domaine.

De Laval à Montréal, du jeu vidéo à la rééducation cognitive, un parcours qui a du sens

Magalie Peron, diplômé ESIEA 2015 travaille maintenant chez sopra stéria dans la réalité virtuelleSi Magalie a suivi la majeure Réalité Virtuelle et la mineure technique Numérique et Santé, son choix s’est formé au cours de sa 3e année à l’ESIEA, à l’occasion d’un semestre académique à l’Université Concordia de Montréal (l’un des partenaires de l’école). Elle y suit notamment un module de développement de jeux vidéo « plus par curiosité, que pour répondre à une vraie passion » reconnait-elle.

C’est pourtant ce cours qui sera à l’origine de sa spécialisation et constituera un atout de taille au moment de postuler pour son stage technique de 4e année au sein de l’équipe de recherche Interactions Numérique Santé Handicap (INSH) de l’ESIEA.

Cet enseignement lui a permis de connaitre les bases de ce qui s’est avéré essentiel pour son stage de 5 mois autour d’un projet lié à la rééducation motrice et cognitive.

 

La réalité virtuelle au service de la santé

Sous la tutelle, d’Evelyne Klinger, Directrice de l’axe de recherche INSH, Magalie a contribué à un projet soutenu par l’IFRH (Institut Fédératif de Recherche sur le Handicap) où ingénieurs et thérapeutes ont joint leurs efforts pour construire un outil de réalité virtuelle, dédié à la rééducation fonctionnelle post AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

Ce stage a été riche en enseignements et en rencontres. Pour ce projet, Magalie a été accueillie par l’équipe INSH de l’ESIEA qui lui a permis d’aborder les aspects cognitifs et moteurs; elle a également été en contact avec l’équipe M2H de Montpellier pour l’aspect moteur et l’EA4136 de Bordeaux pour l’aspect cognitif.

« J’ai commencé par faire un état des lieux de l’existant, au centre de rééducation Les Capucins à Angers. J’ai ainsi pu visiter des patients aux côtés de leur médecin, échanger avec les services de kinésithérapie, d’ergothérapie et de neuropsychologie »
Magalie PERON
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Dans l’unité de réadaptation pédiatrique, Magalie a également vu fonctionner un projet existant, qui permet la rééducation motrice des enfants atteints de paralysie cérébrale, interagissant avec un univers virtuel à l’aide d’une Kinect*.

Notre objectif principal était de travailler sur le développement d'un prototype de serious game permettant aux patients de travailler sur leur motricité, quand ils sont impliqués dans une tâche cognitive complexe. Dans ce jeu vidéo, l’acteur principal (le patient) va faire ses courses dans un supermarché. Il doit sélectionner une liste de courses, aller chercher les produits, puis les ramener en caisse. Le patient utilise pour cela une Kinect* et une tablette Wacom (c’est-à-dire avec un stylet qui remplace la souris). Grâce à tout ce système, le patient va petit à petit se rééduquer.
Magalie PERON

 

Explorer les usages des technologies numériques, dès son stage technique

Magalie nous explique que le patient doit comprendre la liste proposée, identifier les produits, planifier ses déplacements, se repérer dans l’espace, etc. Il travaille donc sans s’en rendre compte et toutes ces interactions sont primordiales dans la rééducation motrice et cognitive. Ce sont les résultats du jeu qui donneront au thérapeute une visibilité sur les progrès de son patient.

Un projet innovant, des outils de réalité virtuelle et « apporter sa pierre à l’édifice », voilà ce qui a immédiatement motivé Magalie. Ce stage est allé au-delà de ses attentes, puisque tout en travaillant dans son domaine de prédilection, elle a le sentiment d’avoir fait œuvre utile. Elle a d’ailleurs poursuivi dans ce sens au cours de son stage de fin d’études à l’Institut de Recherche en Communication et Cybernétique de Nantes : elle y a travaillé sur un logiciel d’analyse de données oculométriques, issues d’un simulateur de conduite.


* Accessoire de console de jeux vidéo. Il  comprend une caméra et un capteur pour détecter les mouvements d’une personne. Il est ainsi possible de reconnaître une posture ou un mouvement dynamique.