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Développement d’un confident numérique pour la prévention des risques psycho-sociaux

Notre société moderne est génératrice de multiples risques pour l’individu. On recense parmi eux les risques dits psychosociaux. Ils sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », qui n’est en fait qu’une manifestation de ce risque en entreprise. Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés.
Nous souhaitons, dans le cadre de ce projet, créer un « confident numérique » exploitant un agent conversationnel animé. Ce confident numérique jouera le rôle de la bonne copine (ou du bon copain, de l’ange gardien…) qui écoute, sans jamais juger et avec bienveillance, son interlocuteur.

Disposant d’un capteur vidéo, il s’appuiera sur l’analyse de la communication non verbale de son interlocuteur (ton de la voix, expression faciale …) pour déterminer si l’état d’esprit (l’humeur) de ce dernier est plutôt positif ou négatif. Dans ce cas, il pourra demander à son interlocuteur de reformuler, ce qui aidera celui-ci à s’enhardir et exprimer de façon plus détaillée son humeur (conscientisation). Il pourra aussi se synchroniser sur l’humeur de son interlocuteur (alignement diachronique), qui prendra conscience (effet miroir), au cours du dialogue, de son humeur.
De plus, pour engager les conversations, le confident devra acquérir des connaissances sur l’interlocuteur comme par exemple ses centres d’intérêt, son contexte familial, … Il est souhaitable qu’en plus de récolter et mémoriser des connaissances sur ses interlocuteurs, il puisse associer une émotion à chaque information. L’objectif à terme est de pouvoir tirer l’interlocuteur vers une attitude plus positive grâce à ces conversations.

 

Financement : contrat doctoral MENESR
Collaborations : Supélec, DynamiXYZ

 

Acquisition et reconstruction de données 3D denses sous-marines en eau peu profonde par des robots d’exploration

Acquisition et reconstruction de données 3D denses sous-marines en eau peu profonde par des robots d’exploration, projet du laboratoire LDRNotre planète est pour l’essentiel recouverte par les mers et les océans, or notre connaissance des fonds marins est très inférieure à celle que nous possédons sur les terres émergées.

Dans ce projet, nous cherchons à concevoir un système dédié́ à la cartographie thématique à grande échelle pour obtenir à la demande un nuage de points dense représentatif d’une scène sous-marine ou subaquatique par reconstruction tridimensionnelle. Le caractère complexe de ce type de systèmes nous amène à privilégier une approche délibérément transversale.
Nous nous intéresserons en particulier aux problématiques posées par l’étude à l’échelle des individus de petites zones en eau peu profonde. Les premières concernent l’acquisition in situ efficace de couples stéréoscopiques avec une logistique adaptée à la taille des zones observées : nous proposons pour cela un microsystème agile, peu coûteux et suffisamment automatisé pour fournir des données reproductibles et comparables. Les secondes portent sur l’extraction fiable de l’information tridimensionnelle à partir des données acquises : nous exposons les algorithmes que nous avons élabores pour prendre en compte les caractéristiques particulières du milieu aquatique (dynamisme, propagation difficile des ondes électromagnétiques, etc.).

Nous abordons donc en détail les problèmes d’appariement dense, d’étalonnage, d’acquisition in situ, de recalage et de redondance des données rencontrés dans le milieu sous-marin.

 

Financement : Bourse Doctorale DGA
Collaboration : Télécom ParisTech

 

Analyse du changement climatique et de ses conséquences dans les Antilles Françaises

Analyse du changement climatique et de ses conséquences dans les Antilles Françaises, projet du laboratoire LDRIl s’agit d’un projet pluridisciplinaire à l’interface entre la physique et les sciences informatiques visant à exploiter des bases de données climatiques.
Ces données sont issues de processus de ré-analyse : les mesures de capteurs disséminés sur le globe sont injectées dans des modèles climatiques qui fournissent des interpolations sur un maillage (longitude-latitude) couvrant l’ensemble du globe. Nous disposons ainsi sur 30 ans, à raison de 4 relevés/jour et pour plusieurs niveaux de pression (altitude), de mesure de paramètres physiques comme le géo-potentiel, l’humidité, la température, la force et la direction du vent … pour un volume supérieur à 10 To.

Le climat de la zone intertropicale était jusqu’à une période récente nettement séparé en deux saisons : sèche (le « carême ») de décembre à juin puis, humide (« l’hivernage »). L’une des conséquences du changement climatique dans la zone intertropicale est que ces deux saisons sont beaucoup moins marquées, avec, par exemple, l’apparition de périodes pluvieuses en pleine saison sèche.

L’objet de ce projet est de modéliser les différents régimes de temps et leur évolution au cours de ces dernières décennies. Il sera ainsi possible de mieux caractériser les événements climatiques extrêmes (écart aux modèles, détection de nouveautés).

 

Financement : programme opérationnel FEDER
Collaborations : Université des Antilles, BRGM, GRED, Météo France