Type de projet 
Projet Scientifique et Technique
Date
08 août 2017

Alors que le marché mondial est annoncé à 3,3 milliards de dollars pour 2025, l’exosquelette pâtit encore de certains défauts inhérents à son lancement. Ce qui laisse de la place pour qui arrivera à les combler et à en proposer un exemplaire qui satisfera les attentes et tout en étant techniquement possible.

 

Main bionique pour contrôle photonique

Cela suscite des vocations, et c’est ainsi qu’au sein de l’ESIEA, une équipe composée d’étudiants de deuxième année, Alexis Cuvillier, Antonin Kadi et Baptiste Hydima – également vice-président de la DTRE, l’association robotique de l’école – a choisi de se consacrer à ce sujet.

L’objectif : construire en partie un exosquelette. Et pour ce faire ils ont décidé au sein de ce Projet Scientifique et Technique (PST) de se concentrer sur l’extension électronique d’une main. Réalisée à l’aide d’une imprimante 3D, cette « main exosquelette » qui se porte comme un gant, est capable de reconstituer en temps réel les mouvements de la main de celui qui la porte. Elle interprète ensuite ces mouvements pour effectuer des actions en conséquence, comme par exemple commander des lumières. Les élèves en pu en faire la démonstration lors de la présentation finale de leur projet.

La conception de la main s’est faite avec les logiciels Blender (modélisation) et Unity (animation). Elle utilise des potentiomètres pour suivre le mouvement des articulations des doigts, qui sont reliés à une carte-programme Arduino Mega. Cette dernière envoie toutes les données à l’ordinateur via une connexion USB.  C’est via le logiciel Unity que les que les données sont décodées et interprétées en tant que mouvement, et peuvent être ensuite assignées à des actions prédéterminées. A partir de là, tout ou presque est possible : pointer une ampoule pour l’allumer, contrôler une petite voiture avec ses doigts, un instrument de musique électronique à distance…

La main est faite en PLA (acronyme anglais d’Acide Polylactique). Il a fallu environ 40mn pour imprimer chaque doigt, 1h pour le centre de la main, une heure également pour les pièces additionnelles, soit environ 4h30 au total. L’assemblage, quant à lui, a pris une après-midi.

Les perspectives de l’exosquelette sont nombreuses, et certains sont même déjà utilisés aujourd’hui, comme par exemple à l’usine de Renault Cléon. Que ce soit dans le domaine chirurgical, domotique, d’aide à la personne, sans parler du militaire… Les débouchés ne manquent pas.

Dans ce contexte, les étudiants vont rentrer dans le cursus « Jeunes Entrepreneurs » pour continuer le projet afin de lui adjoindre un retour de force. Fonction très utile dans le domaine médical notamment, elle est encore peu développée.

Altruiste, ils souhaitent rendre leur système open source, et donc accessible à tous. Pensant vraiment à tout le monde, ils envisagent la création d’une application sui faciliterait la programmation de la main.

Au début de leur aventure, ils peuvent capitaliser sur le fait qu’ils ont entamé le projet tôt dans leurs études !

L’équipe

Alexis CUVILLIER
Baptiste HYDIMA
Antonin KADI