Thématique 
Débouchés 
Date
29 janvier 2018

Diplômé en 1981, en ayant rejoint l’école après une classe préparatoire scientifique, il sourit quand on lui reparle de ces années, se rappelant pourquoi il avait choisi l’école. Il a été marqué par le choix de parcours dès la première année, entre le cursus classique et le cursus scientifique.

Du consulting au management d’équipe

Débutant sa carrière chez Cap SESA dès sa sortie de l’école, il est embauché quatre ans plus tard par Dassault Electronique, pour lequel il était jusque-là consultant. Il y sera Department Manager pendant 12 ans avant de prendre la Direction du Développement Aéronautique Civile. Après 16 ans dans cette entreprise, il décide de rejoindre Thalès Avionics en 2000 en tant que Department Manager des systèmes embarqués, l’une des spécialités de l’ESIEA.

Il devient l’un des Directeur du Programme A380, ayant pour charge la mise en place de l’offre du Divertissement en vol ainsi que les campagnes de tests de vol de l’avion sur le Prototype A 380 MSN 2.

En route pour la Californie

Il s’envole pour la Californie en 2004, rejoignant la branche IFS de Thalès pour diriger une équipe d’une centaine de personnes en tant que Vice President Customer Engineering avant d’être promu Vice President Engineering jusqu’en 2009. Il a alors plus de 250 personnes sous sa responsabilité.

Le retour en France

Il décide de retourner en France chez Thalès Avionics en tant que Vice President, Aircraft Plateforms, Safety & Security avant d’accéder en 2014 au poste qu’il occupe encore aujourd’hui : VP, Head of Products and Systems Center of Competence .

Son poste actuel ? Il le définit comme centré sur l’innovation. Dans le monde de l’avionique, cela passe notamment par la redéfinition de l’interface pilote/machine. Sur ce domaine pèse une menace de plus en plus présente : l’hyperconnectivité du monde moderne qui suppose de maintenir un niveau de cybersécurité toujours plus poussé, la « safety » restant un enjeu clé de cette ingénierie domaine.

A noter qu’il donne également des cours à l’ENAC (École Nationale de l’Aviation Civile), à ISAE-Sup’ Aéro (Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace) et en Chine à l’université de Tianjin.

Il a décidé de faire son stage au CNRS. En parallèle, il a choisi dans l’armée le poste de scientifique du contingent.

Son bilan et ses conseils

Aujourd’hui, avec l’expérience et le recul accumulés, ce sont des qualités comme la connaissance technique, l’écoute des autres, la communication, l’esprit de synthèse, le travail de groupe et l’ouverture qui se révèlent pour lui essentiels pour suivre une carrière semblable à la sienne. Il donne ainsi quelques conseils : être passionné, diversifier ses compétences, et accumuler de l’expérience, sans pour autant vouloir griller les étapes en progressant dans la hiérarchie pour triompher de la concurrence.

Il précise que les langues occupent une place primordiale pour s’intégrer dans un monde totalement globalisé. L’anglais, bien sûr, mais également l’espagnol voire une langue asiatique (chinois ou japonais) ne sont plus de simples bonus, mais de véritables tremplins de carrière. Lui-même l’a expérimenté lors de son séjour aux États-Unis.

Plus généralement, dans la vie quotidienne, il prône l’importance du maintien d’un équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Lorsqu’il fait le bilan du chemin parcouru jusqu’ici, il en retient particulièrement deux éléments : l’opportunité de ne pas avoir fait une carrière conventionnelle, ainsi que la possibilité d’avoir joué avec des lois qui nous échappent. Deux concepts sources d’inspiration.