Thématique 
Admissions 
International 
Date
08 février 2016

Depuis plus de 15 ans, l’ESIEA accueille année après année, sur ses 2 campus de Laval et Paris, des étudiants issus de l’île de la Réunion. Une relation entretenue chaque année, notamment par la venue sur l’ile d’un élève et d’un représentant de l’école pour vanter les mérites de l’ESIEA. Historiquement en plus grand nombre sur le campus lavallois, nous vous emmenons à la rencontre de ces étudiants loin de leur Peï.

C’est dans un bâtiment à l’architecture originale que se niche, dans un cadre bucolique où il fait bon vivre, le campus de Laval de l’ESIEA.
Jean Labourdette, directeur du campus de Laval, raconte : « L’ESIEA a une longue histoire avec La Réunion. A tel point qu’aujourd’hui, un étudiant sur dix vient de l’île. »

Des relations avec La Réunion depuis quinze ans


Jean Labourdette

Tout a commencé il y a quinze ans grâce à deux étudiants réunionnais qui nous ont fait remarquer que c’était compliqué de passer les concours dans l’Hexagone. Pourquoi ne pas délocaliser les concours sur l’île comme nous le faisions déjà à Lille ou à Bordeaux ? Depuis, nous allons chaque année à La Réunion pour présenter l’école. Nous sommes très chaleureusement accueillis dans les lycées aussi bien publics que privés. Désormais l’entrée dans l’école se fait par le concours Alpha commun à sept établissements.
Jean Labourdette, directeur du Campus de Laval

L’amikale Bourbon des étudiants lavalloisAssociation LABEL

Cet année, c’est Marc BENARD qui part sur l’île parler de l’école. Ce Réunionnais, natif de Saint-Pierre est en deuxième année. Il est membre, comme tous ses camarades de la Réunion, de l’association LABEL, l’amicale Bourbon des étudiants lavallois.

Tout est simple ici à Laval, les transports, le logement. Dans l’école, tout le monde se connaît, c’est chaleureux. Tous les étudiants réunionnais du campus lavallois de l’ESIEA se retrouvent dans l’association. Ils organisent plusieurs fois par an un repas "péi".
Marc Benard

Rencontres avec 3 étudiants de l’ESIEA

floriane 2

Floriane Fontaine est originaire de Sainte-Clotilde. Après ses années lycée à Sarda Garriga, elle a suivi les traces de sa grande sœur Anne-Lyse, sans aucun regret.

Ici, les filles sont choyées, ça ne me gêne pas qu’on soit très peu nombreuses dans l’école.
Floriane Fontaine

Floriane travaille en ce moment d’arrache-pied sur son Projet Scientifique et Technique de domotique. Elle a réussi avec son groupe à programmer toute une série d’appareils domestiques. Exemple : son ventilateur démarre quand il fait plus de 20°. Cela n’a l’air de rien, mais ça nécessite de sérieuses connaissances en informatique et beaucoup de temps passé devant l’ordinateur.

lorion 2Pas le temps de faire la sieste

« Parfois, ça m’arrive de m’assoupir sur mon projet, confie Vincent Lorion, je suis tellement pris par mes recherches que j’en oublie le temps. Ici à l’ESIEA, on a un système de pass qui nous permet de travailler quand on le souhaite. C’est très motivant. » Vincent Lorion planche sur les communications par satellite entre la télévision, la radio et le GSM. Il a sa propre parabole postée à l’extérieur et il essaie de décrypter et d’analyser tous ces flux par satellites qui sont loin d’avoir révélé tous leurs secrets. Par ailleurs, Vincent, Floriane et Benjamin apprécie le côté réunionnais de l’ESIEA.

L’école est à taille humaine, il y a un côté familiale, tout le monde se connait, c’est un vrai point positif pour les réunionnais qui arrivent de l’Île.
Vincent Lorion

De la Réunion à Laval en passant par Madrid…

« La force de notre établissement est de donner aux étudiants la possibilité de plancher sur un projet, un prototype en laboratoire. » précise Jean Labourdette. Certains de ces projets sont rassemblés dans un showroom totalement dédié aux projets : du robot au télescope intelligent en passant par l’appareil médical. « Cet appareil, le Genourob, permet de connaître l’état des ligaments croisés du genou, précise le directeur du campus lavallois. Si le Real Madrid avait eu ça avant de signer certains contrats, il n’aurait pas perdu autant d’argent ! Aujourd’hui, cet appareil est commercialisé. Des grands clubs de foot l’achètent et il a été conçu ici, à Laval, par nos professeurs et nos étudiants. »

Benjamin BosserelleSe surpasser grâce à des compétitions d’envergure

Benjamin Bosserelle a lui aussi un projet qui l’a occupé nuit et jour. Son nom : Stimulus. Il s’agit d’un chariot de mineur en bois mobile que les étudiants ont fabriqué et programmé. « C’est une plateforme de simulation dynamique », un système utilisant la réalité virtuelle pour vous emmener faire le Grand 8 en restant dans votre salon. Benjamin Bosserelle a postulé avec ses camarades au concours Imagine Cup organisé par Microsoft. Stimulus est parvenu à se hisser parmi les 12 finalistes lors de la finale mondiale à Seattle en juillet 2015.

Participer à la finale mondiale à Seattle mais aussi à la compétition IVRC au Japon avec ce projet était une expérience incroyable !
Benjamin Bosserelle

L’avenir aux 4 coins du monde mais le cœur tourné vers leur île.

Pour l’instant, Floriane, Vincent et Benjamin ne songent pas à revenir vivre à La Réunion. Benjamin rêve de travailler dans l’industrie automobile allemande. Vincent se verrait bien dans la sécurité informatique dans l’armée. Quant à Floriane, elle a pris goût à la domotique et envisage de partir aux Etats-Unis ou en Chine, car la jeune femme apprend également le Chinois. Les trois étudiants n’auront pas de difficulté à trouver un emploi. A l’ESIEA, 90 % des étudiants ont un CDI avant l’obtention de leur diplôme.

Retrouvez l’integralité de l’interview sur le site http://www.la1ere.fr/
Crédit Photo : Cécile BAQUEY

 

Les étudiants réunionnais à l’ESIEA