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Date
07 juin 2017

Laurent DUPESSEY, ingénieur ESIEA promo 2013, ingénieur R&D en développement logiciel : « l’adaptabilité était au cœur des enseignements de l’ESIEA »

Laurent valorise aujourd’hui sa formation à l’ESIEA en tant qu’ingénieur développement logiciel chez Safran Electronics & Defense comme spécialiste des systèmes embarqués. Il nous livre ici quelques secrets de son quotidien.

logo safran interview ESIEA

Bonjour Laurent. Vous êtes ingénieur développement logiciel. En quoi consiste votre métier ?

Laurent : J’ai intégré l’ESIEA après mon bac scientifique filiale sciences de l’ingénieur parce que j’étais attiré par la pédagogie des projets de l’école et que j’étais féru de sciences. Mon goût pour les systèmes embarqués critiques a guidé ma formation, ce qui m’a bien vite orienté vers les métiers de l’aérospatiale ! J’ai dès la 1re année intégré un labo de l’ESIEA sur le traitement des images et des signaux et j’ai effectué mes stages professionnels dans un projet, Aquatis, un robot marin. Ce projet a été récompensé au concours SAUC-E, le concours européen de sous-marins autonomes. C’était trop tard pour moi : j’étais « mordu ! »

Quelles sont les qualités qui vous ont permis d’intégrer cette entreprise ?

Centrale inertielle interview ESIEA

Laurent : C’est le savoir-faire proposé par l’École qui m’a fait intégrer Safran : mon parcours était dans une complète continuité puisque les systèmes embarqués font partie intégrante de mon quotidien. Par exemple, en ce moment, je travaille sur les centrales inertielles. Comme ingénieur en développement logiciel, j’implémente un besoin système sous forme de documents de spécifications, je conçois puis je code, j’intègre ces programmes, je valide et je vérifie la fiabilité du système. Je suis aussi en interface avec les sous-traitants pour les aspects techniques, comme l’analyse de livrables, je réponds à leurs questions… et toujours, je recherche de nouvelles pratiques pour faire évoluer mon poste. Or, cette adaptabilité était au cœur des enseignements de l’ESIEA.

Donc votre métier d’ingénieur est une source perpétuelle d’innovation ?

Laurent : Très certainement. Le métier d’ingénieur développement logiciel va de moins en moins contenir d’étapes de codage manuel. Le code généré à partir de la description de modèles (on parle de « Model Based Design ») a de plus en plus sa place dans les nouveaux projets. Cette méthode permet une plus simple transcription des besoins systèmes, surtout pour la partie algorithme. Cette innovation au quotidien est passionnante.

Justement, qu’est-ce que l’ESIEA vous a apporté spécifiquement pour réussir ce défi ?

Laurent : L’ESIEA a totalement facilité mon insertion professionnelle… L’École m’a offert de nombreuses expériences, mais aussi un véritable sens de l’autonomie et de l’adaptation. Par une véritable adéquation entre mes compétences et mon poste, tout a été fluide. Aujourd’hui, je souhaite évoluer vers un poste de responsable de lots tout en gardant le lien fort avec la technique que je cultive depuis toujours. D’ailleurs, je continue à suivre les étudiants de l’ESIEA qui font encore aujourd’hui évoluer le projet Aquatis…