Thématique 
École 
Date
25 janvier 2017

Chaque année une soixantaine d’étudiants issus de classes préparatoires rejoignent le cycle ingénieur de l’ESIEA sur nos deux campus suite aux concours e3a ou Banque PT. Théophile, ancien de la filière MP du lycée Fénelon à Paris est l’un d’entre eux. A tout juste 18 ans, ce violoniste passionné de musique, l’est tout autant de nouvelles technologies.

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ? Pourquoi la prépa et comment as-tu choisi ton école ?

J’ai intégré l’ESIEA à la rentrée de septembre 2016, après deux années de classes préparatoires en filière MPSI/MP. J’ai choisi d’entrer en prépa pour me laisser un peu de temps avant de me décider sur ma future carrière. Je n’avais pas encore fêté mes 16 ans au moment du Bac et il m’était un peu difficile de faire le tri entre les différentes orientations possibles. Je savais juste que je voulais être ingénieur pour contribuer à faire bouger les choses, que j’aimais les maths, la physique et que j’avais un goût prononcé pour l’informatique.

Théophile, issue du Lycée fénelon en prépa MP est entré en 3ème année à l'ESIEA
Théophile Schrimpf, élève-ingénieur ESIEA

La prépa m’a permis de prendre le temps de me renseigner et de mûrir mes choix professionnels. Il y a des liens évidents entre l’algorithmie et les mathématiques, une de mes matières préférées. A l’issue des concours, c’est l’envie d’axer mes études sur l’informatique et les sciences et technologies du numérique qui m’a conduit à choisir l’ESIEA.

Je cherchais une école dans ce domaine et située à Paris, parmi toutes celles des « petites mines », CCP, e3a. J’ai arrêté ma décision après les oraux d’admission de l’ESIEA car j’avais gardé une bonne impression de mon entretien et de l’épreuve en équipe sur les objets connectés. J’avais proposé un système de lunettes connectées pour les sourds et malentendants utilisant la réalité augmentée. Je n’ai pas encore cherché à développer ce projet au sein de l’école mais je me réserve la possibilité de le faire l’année prochaine !

Bien que passionné par les sciences, j’ai aussi un profil assez littéraire. C’est l’aspect plus humaniste, la prise en compte des apports personnels de chacun et l’alliance réelle entre formation scientifique et formation humaine qui m’ont attiré dans cette école car elle les porte dans son ADN, via notamment le projet de formation humaine.

L’international a également pesé sur mon choix. Je pense faire mon stage technique à l’étranger et probablement rejoindre la section internationale en 4ème année car j’aime beaucoup les langues étrangères. J’ai la possibilité d’étudier trois langues (anglais, allemand, espagnol), d’avoir un niveau différent dans les trois, allant de débutant à quasi-bilingue, et de quand même avoir un cours bien adapté en petit groupe de niveau. Je pousse même « le vice » jusqu’à en apprendre une quatrième par moi-même ; le suédois.

Pendant la prépa, je me suis découvert une passion pour l’écriture. Cette partie de mes études étant derrière moi, j’ai trouvé ici un moyen de laisser libre court à cette passion sans me détourner de ma vocation d’ingénieur.

 

Comment se traduit cette passion pour l’écriture et as-tu d’autres occupations similaires ?

J’écris un peu de tout. Ça a débuté avec des poèmes, puis des petits essais sur des sujets qui me venaient à l’esprit, puis des nouvelles, que l’on pourrait dans certains cas plutôt qualifier de romans, quand elles atteignent plusieurs centaines de pages. Principalement d’heroic fantasy, à la Tolkien ou Rowling, mais il m’est arrivé d’également explorer d’autres styles, comme le fantastique qui s’avère être aussi déstabilisant et apeurant à écrire qu’à lire… Le projet de formation humaine que je réalise dans le cadre des activités pédagogiques de l’école tourne autour de l’écriture d’un roman mais en équipe cette fois.

Je joue également du violon depuis mes trois ans et j’ai intégré un orchestre de jeunes à l’âge de 10 ans. J’ai veillé à ne pas tout laisser tomber pendant la prépa car il faut se laisser des plages de respiration pour s’aérer l’esprit et faire autre chose que des maths et de la physique. Aujourd’hui le rythme est soutenu en cycle ingénieur mais ce n’est pas le même type d’effort et je peux de nouveau consacrer un peu plus de temps à la musique. Avec mon orchestre nous sommes déjà partis deux fois aux États-Unis et nous y retournerons au printemps pendant les vacances scolaires. Nous jouerons dans des écoles et des salles de concert à Flint dans le Michigan ou à Portland dans le Maine par exemple. Ce n’est pas le philharmonique de New-York mais c’est une expérience incroyable et il nous arrive de jouer devant plus de 2.000 personnes ! J’ai déjà joué plusieurs morceaux de violon lors d’un cours d’anglais, et si j’en ai la possibilité, je n’hésiterai pas à donner un concert, ou à y participer avec le Bureau des Arts de l’école.

 

Satisfait de ton choix ?

Oui tout à fait. J’ai beaucoup réfléchi après mes oraux car j’étais admis dans plusieurs écoles et j’aurai aussi pu faire une 5/2 (troisième année de prépa) mais ce que je vis correspond à ce que j’imaginais, et je ne regrette pas ma décision.

Et pour revenir aux aspects plus classiques de la formation, j’ai déjà beaucoup progressé dans les disciplines informatiques même s’il m’est bien difficile à ce jour de dire ce que je choisirai comme majeure et mineures de dernière année. A court terme mon violon, mes romans, mes camarades de classe et d’orchestre m’accompagnent. J’ai le temps. Il joue pour moi !

 

  • Théophile, 3ème année à l'ESIEA dans un orchestre