Devenir ingénieur en cloud computing n’a rien à voir avec sculpter des nuages. Il s’agit d’exploiter la puissance de calcul et de stockage de serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau que l’on nomme le « cloud ». Il s’agit d’accéder par l’intermédiaire de ce réseau à des ressources informatiques souvent partagées et délocalisées, ce qui offre l’immense avantage de pouvoir configurer les ressources en fonction des besoins en temps réel sans prévoir pour autant d’immenses investissements comme lorsque c’était le cas il y a quelques années, lorsque les serveurs étaient internalisés dans l’entreprise. Cette souplesse est le grand avantage de cette technologie qui, en revanche, pose de nouvelles problématiques – ce qui a induit de nouveaux métiers.

Cloud computing : quatre grands défis

Parce qu’il est relativement récent, le cloud computing se trouve face à quatre grands défis à résoudre :Cloud computing

  • Une analyse pointue des besoins afin d’opter pour les meilleures solutions. Selon les besoins de l’entreprise, quelles technologies adopter ? Selon quelles plateformes, quels logiciels, quelles infrastructures ?
  • Passer des appels d’offres. Un grand nombre de prestataires apportent des solutions de cloud computing. Pour autant, une fois les besoins clairement définis, il s’agit d’étudier les offres au meilleur ratio coût-performance-conformité, et d’être capable d’analyser ces offres notamment dans le cadre d’appels d’offres – d’autant plus contraints dans le secteur public.
  • Gérer la mise en place des plateformes. Si le cloud est externe, l’entreprise possède souvent un système d’information interne. Comment interopérabiliser les deux, en toute fiabilité, en toute sécurité également ? Tests techniques et fonctionnels, relations entre l’entreprise et le fournisseur, définition des droits d’accès au cloud des uns et des autres font partie intégrante de la mission.
  • Aider les utilisateurs. La démarche du cloud computing n’est pas nécessairement intuitive pour les utilisateurs d’une entreprise qui n’en ont pas l’habitude. L’expert en cloud computing doit bien souvent élaborer de la documentation et des formations afin que le système soit exploité au mieux.

 

Le cloud computing : une nouvelle culture pour les entreprises en 2016

La souplesse du nuage induit de nouvelles pratiques au sein des entreprises. Alors qu’il y a encore quelques années, accroître sa puissance de calcul ou de stockage demandait des métiers très techniques en interne, ce n’est plus le cas aujourd’hui : on n’acquiert plus de nouveaux serveurs, mais de nouveaux services dont la disponibilité est mondiale, élastique, ouverte, mutualisée et payés à l’usage. Cette nouvelle technologie entraîne de nouvelles approches techniques – comme la virtualisation des matériels, des architectures orientées services – mais aussi économiques puisqu’on peut avoir immédiatement accès des à machines extrêmement plus puissantes et moins coûteuses qu’en interne.

 

Programme : 6 modules ESIEA pour devenir un expert reconnu en cloud computing

Les objectifs de la majeure cloud computing proposée par L’ESIEA sont de faire de leurs élèves des ingénieurs recherchés dans la mise en oeuvre de solutions directement applicables dans le monde de l’entreprise.

Avoir une connaissance pratique de mise en oeuvre, de maintenance et d’administration de réseaux évolutifs.

Entrevoir la mission d’un cloud architect level 2 en élaborant, déployant et maintenant en condition opérationnelle les services et solutions de cloud computing

Maîtriser les connaissances techniques nécessaires pour la mise en place des règles de sécurité et d’architectures sécurisées.

Se familiariser avec les techniques de virtualisation (VM), en comprendre les concepts, les enjeux et les bénéfices, mais aussi les risques en termes de système/réseau de stockage et connaître les meilleures pratiques à mettre en oeuvre.

Entrevoir la mission d’un cloud architecte level 3 en élaborant, déployant et maintenant en condition opérationnelle les services et solutions de cloud computing.

Puisqu’il existe un plan national très haut débit envisageant le déploiement de la fibre optique dans tous les foyers d’ici 2022 (le THD), il s’agit d’intégrer les évolutions des réseaux d’accès vers le très haut débit en en abordant à la fois les aspects technologiques et les enjeux économiques.

 

Cloud computing : les compétences visées par l’ESIEA

Les métiers du cloud computing étant transversaux, ils demandent un certain nombre de compétences techniques et humaines qui sont au coeur des préoccupations de l’ESIEA à travers ses modules de formation :

  • – Maîtriser l’ensemble des méthodes et outils informatiques permettant la conception, le développement et la mise en oeuvre de solutions cloud computing
  • – Maîtriser les problématiques des réseaux, du très haut débit, de la sécurité, ainsi que les nouvelles technologies liées comme la virtualisation, le stockage, la voix et la vidéo sur IP
  • – Maîtriser les algorithmes, la programmation et l’architecture réseau, mais être également capable de communiquer sur les options retenues en proposant de la documentation, de la formation
  • – Avoir un réel sens de la pédagogie
  • – Être proactif face à des technologies en perpétuelle évolution et être donc en veille permanente
  • – Être capable de communiquer avec un grand nombre d’interlocuteurs différents, y compris dans une démarche commerciale

 

Les métiers du cloud computing : en plein essor en 2016

Le métier d’ingénieur en cloud computing est actuellement très recherché en raison de la nouveauté du secteur et de ses applications. Les formations spécifiques restent rares en France en 2016 alors que la demande ne cesse de s’accroître dans le monde de l’entreprise. Les salaires sont d’ailleurs supérieurs à ceux offerts aux profils systèmes et réseaux « traditionnels », plus généralistes. Les ingénieurs en cloud computing peuvent intégrer différents secteurs, chez des prestataires (éditeurs de logiciels, fournisseurs d’infrastructures cloud), ou des entreprises ou des administrations utilisatrices ou futures utilisatrices de clouds. Après quelques années, les postes d’ingénieurs en cloud computing peuvent intégrer de hautes responsabilités au sein de l’entreprise.
Les experts en cloud computing formés à l’ESIEA sont certains de trouver un débouché dans tous les secteurs d’activité, que ce soit en France, en Europe ou dans le monde.

 

Expérience Ingénieur en cloud computing Architecte en cloud computing
Débutant 0-1 an 33-41 k€ 36-45 k€
Intermédiaire 2-3 ans 41-48 k€ 45-55 k€
Confirmé 4 ans et + 48-55 k€ 60-75 k€
Salaire en milliers d’euros bruts par an pour la France. Source : APEC, 2013 /Hays