Thématique 
Formation 
Date
14 avril 2015

Richard Nguyen, Valérian Behot et Maxime Fernandez ont choisi de participer au concours CanSat dans le cadre de leur Projet Scientifique et Technique de 3ème année qui, outre leurs connaissances techniques, fait appel à leur curiosité et leur ingéniosité.

 CanSat, c’est quoi ?

CanSat FranceCanSat (abréviation de « Canette-Satellite ») est une sonde spatiale appelée à être lancée lors du C’Space, l’événement consacré à l’espace pour les étudiants qui a lieu chaque année à Tarbes au centre DGA Essais de missiles.

L’ESIEA, à travers son association d’aérospatial AirESIEA, a déjà participé deux fois à la compétition CanSat France, organisée par le CNES (Centre National d’Études Spatiales) en collaboration avec Planète Sciences. Ils avaient notamment atteint la 4ème place en 2012. L’objectif pour les groupes d’étudiants ou de jeunes diplômés qui participent au concours est de concevoir un dispositif autonome capable de remplir une mission obligatoire et plusieurs missions facultatives. Le mini module spatial sera lâché à partir d’un ballon captif à 150 mètres du sol pour faire ses preuves en juillet 2015.

Les Esiearques et la conquête spatiale

PST CanSatLa sonde spatiale que Maxime, Valérian et Richard construisent est composée d’un cylindre d’1L de contenance (la canette), et d’un parachute. À l’intérieur, ils y ajoutent les composants permettant de répondre aux objectifs qu’ils se sont fixés : le déploiement mécanique d’un appendice (la sonde sera équipée d’ailes) et la faculté de prendre des mesures atmosphériques et des images, le tout en respectant le poids maximal de 1kg pour le tout.

Outre le concept et le design de leur module, l’équipe sera aussi évaluée sur l’exploitation des résultats du lancement. Autrement dit, le vol n’est pas l’unique critère de succès !

Le projet CanSat correspond tout à fait aux problématiques de systèmes embarqués abordées à l’ESIEA : de l’électronique, de la mécanique, de la programmation informatique et de la modélisation 3D. Si leur budget est réduit par rapport à certaines autres équipes, les trois Esiearques font bon usage de leur créativité et adoptent une méthode empirique pour réussir à faire planer leur module spatial.

L’objectif pédagogique pour Richard, Valérian et Maxime est de s’inscrire dans une démarche scientifique et expérimentale complète, mais la pression du concours est aussi un réel moteur. À trois mois de la compétition, ils ressentent un peu d’appréhension mais tous sont conscients que la vraie montée d’adrénaline se fera sentir pendant les trois jours du concours. Savoir gérer le stress, être une équipe soudée, autant de critères qui sauront faire la différence.

Ce n’est pas seulement une expérience scientifique. On apprend beaucoup sur soi-même.
Richard Nguyen