GRANDE ÉCOLE D'INGÉNIEURS
paris-laval

informatique, électronique, automatique

Moulla Diabi

Ingénieur et Magie Augmentée

Etudiant en stage de fin d'études chez Dassault Systèmes

Passionné, Moulla Diabi l’est depuis son plus jeune âge : passionné de magie, qu’il pratique en professionnel depuis l’adolescence, et passionné par les sciences et l’informatique. Après son Bac S, il hésite entre une carrière dans les métiers du cirque, du mime ou de la danse, et un parcours scientifique plus classique.

C’est par hasard qu’il discute avec un étudiant de l’ESIEA  de 2ème année qui collaborait déjà, en plus de ses études d’ingénieur, avec le laboratoire de Réalité Virtuelle. Après sa visite de l’école, il est définitivement séduit : « j’ai été emballé par la possibilité offerte par l’ESIEA de continuer à développer mes propres projets en parallèle des cours, et par le soutien de toutes les équipes d’enseignants et chercheurs. ». Il garde aussi un très bon souvenir de son oral, pendant les sessions d’admission en 1ère année : « j’ai été reçu par le Président du Conseil d’Administration du Groupe ESIEA de l’époque, Simon Tournadre. C’est lui qui m’a convaincu du potentiel d’une formation d’ingénieur et qui m’a assuré que j’allais pouvoir conjuguer mes passions avec un diplôme de haut niveau et mon entrée dans la vie professionnelle ».

Curieux, ouvert et motivé, Moulla met un pied dans plusieurs laboratoires de Recherche entre Paris et Laval, et participe dès sa 2ème année à des projets d’électronique et informatique. « J’ai développé ce que j’appelle mon propre « écosystème », un mix entre enseignements théoriques et initiatives personnelles, en m’intéressant un peu à toutes les disciplines, tout ça dans le but d’enrichir mes connaissances en technique et en illusionnisme. » Sur son temps libre, Moulla participe à l’ESIEA Lab, suit les travaux du laboratoire Réalité Virtuelle et Systèmes Embarqués, et partage ses idées avec des chercheurs comme Marc Le Renard  (RVSE), Claire Leroux (ARNUM) et Laurent Beaudouin (ATIS). Il a également eu la possibilité de profiter des installations des labos pour monter ses propres prototypes et continuer ses expérimentations, avec une « grande liberté de créer ».

Pendant ses années d’études à l’ESIEA, Moulla a développé en parallèle son activité de magicien-illusionniste, et créé avec sa partenaire Margaux le duo Les Ambigus, invité à se produire devant des audiences de plus en plus larges (et professionnelles).

Aujourd’hui, Moulla achève son stage de fin d’études chez Dassault Systèmes, où il travaille depuis mars 2011. « Je participe, au sein de la Recherche chez Dassault, à un projet de Réalité Virtuelle pure : l’intégration dans un outil immersif d’interfaces de modélisation 3D. Grâce à ce prototype, qui fonctionne, on peut dessiner des objets 3D et interagir avec eux à partir d’une table qui produit des hologrammes ».

Mais c’est l’une de ses premières missions chez Dassault qui a attiré l’attention sur lui d’acteurs majeurs comme Microsoft : « La division américaine 3DVIA m’a demandé au printemps dernier de trouver une idée pour faire le buzz : assez naturellement, j’ai imaginé d’associer illusions et outils de Réalité Virtuelle. J’ai réalisé deux vidéos autour du concept Magician Hacks Kinect, qui ont eu énormément de succès ! Je me suis fait remarquer par Microsoft, qui m’a demandé de préparer une série de démonstrations en live. »  

Moulla a ainsi participé à la soirée de lancement de la compétition Imagine Cup au siège de Microsoft France, le 21 novembre dernier, pour les 10 ans de ces « championnats du monde étudiant de l’innovation numérique ». Il fera d’autres démonstrations au salon LeWeb, les 7 et 8 décembre, aux Techdays Microsoft les 6, 7 et 8 février 2012 au Palais des Congrès, et participera à deux séminaires internes pour la firme américaine.

Très ambitieux, perfectionniste, Moulla ne restera sûrement pas sur ces premiers succès : « ma formation d’ingénieur ESIEA m’a apporté des bases indispensables pour pouvoir à la fois m’exprimer créativement et me distinguer des autres : je suis capable de concevoir, développer et conduire un projet de A à Z, d’estimer les développements nécessaires, les technologies à employer, et d’avoir une idée précise des coûts et du temps à y consacrer. » Pour celui qui se définit comme magicien-illusionniste et ingénieur en Réalité Virtuelle, « l’illusionnisme à haut niveau, c’est de l’ingénierie pure, de la réflexion, de la mise en œuvre ! » Il sera diplômé au printemps prochain : gageons que l’inventeur du concept de « Magie Augmentée » n’a pas fini de faire parler de lui !

Interview réalisée en novembre 2011

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