ActualitésAvec 1000 heures de travail par équipes projets, pour le compte d’entreprises ou de laboratoire de recherches, le PAIR de 4e année constitue l’un des projets techniques phare dans le cursus pédagogique esiea. Présentation et Interview de Philippe DUROUCHOUX, Directeur de la Recherche et des Développements Industriels du Groupe esiea.

Monsieur DUROUCHOUX, que pensez-vous du crû des PAIR 2007 à Paris et Laval ? Ces projets ont pris cette année de l’ampleur : Ils se sont internationalisés, offrent une grande variété de domaines où les étudiants peuvent choisir suivant leurs goûts et leurs aptitudes. Je pourrais citer des projets de réalité virtuelle, drones, robot sous-marin, scanner 3D, biométrie, organismes internationaux (Croix rouge) humanitaires, économiques et financiers. Je voudrais aussi insister sur une nouveauté : les projets de recherche fondamentale ou appliquée, réalisés à la DRDI du Groupe esiea qui joue parfaitement son rôle de mise en contact des étudiants avec le monde de la recherche (cf. encadré à la suite de l’interview).
De votre point de vue de scientifique et de chercheur, quelles sont les grands enseignements du PAIR ? Un projet de 1000 heures cumulées pour un groupe de 4 étudiants devant aborder un thème de façon non plus scolaire mais professionnelle, avec des outils de conduite de projet, un travail en équipe, etc. Développer ces compétences est apprécié par les entreprises lors des soutenances de mémoires de 5e année, et cela apparait pour bon nombre d’entre elles comme l’une des spécificités de l’esiea.
Avez-vous des exemples concrets d’interaction PAIR-entreprises 2007 ? Oui, SFR, SAITEC, l’OREAL, etc. sont des entreprises qui nous ont proposé des projets PAIR et dont l’interaction s’avère parfaitement réussie et intéressante aussi bien pour l’esiea que pour les entreprises.
12 étudiants esiea (3 groupes de 4) ont choisi cette année de traiter des données astronomiques collectées en décembre 2006 avec le plus gros radiotélescope au monde le GMRT à Khodad en Inde. Ces données se rapportent à des trous noirs et il s’agit de réaliser des cartes de l’environnement de ces objets (qui sont eux, par définition invisibles). Des présentations et publications seront faites à l’issu de ces projets PAIR, lors de conférences internationales en avril en Hollande et juillet en Grèce. « C’est un travail hautement scientifique qui intéresse toute la communauté d’astrophysiciens travaillant dans le domaine. Mais cela intéresse encore plus les étudiants qui découvrent le monde magique de la recherche avec ses vicissitudes mais aussi et surtout ses grands moments d’exaltation. Il faut leur dire tard le soir qu’il est peut être temps de rentrer chez eux... » explique Philippe DUROUCHOUX. Parmi eux, deux ou trois ont déjà postulé pour effectuer un stage d’été en Inde.
Deux étudiantes et un étudiant de l’Université thaïlandaise réputée de KMUTT (King Mongkut’s University of Technologie Tonbury) se joignent début avril à deux projets, aux côtés des étudiants esiea, sur les satellites de géo-localisation ainsi que sur des techniques de biométrie :
Aueporn et Janejira se consacrent avec deux étudiants de 4e année à un projet de biométrie dirigé par Hubert WASSNER, enseignant esiea (taper un identificateur et un mot de passe sur un PC n’est pas une opération totalement sécurisée, mais si en même temps un logiciel analyse votre façon de frapper ces lettres sur un clavier et la compare avec des données préenregistrées de l’utilisateur du PC, la sécurité augmente).
Worameth travaille sur la géo-localisation avec précision améliorée en combinant les données de plusieurs satellites, un beau projet dirigé par Pierre SCHOTT, enseignant esiea et Stéphane ROGER, chargé des relations avec les entreprises à la DRDI, et adaptable aux besoins de la Thaïlande.
Deux groupes de 5 étudiants d’une de nos universités partenaires australiennes, la Queensland University of Technologie de Brisbane en Australie participent à distance à deux projets PAIR :
Biométrie
Virtual Guide : un sujet de réalité Virtuelle proposé par Jérome ARDOUIN (esiea ouest) : Il s’agit de la réalisation d’un guide touristique virtuel à partir d’un GPS et d’une boussole électronique. L’utilisateur pourra obtenir la description d’un monument en le pointant grâce à une plateforme mobile tel qu’un PDA.